Ça y est, finalement je suis allé voir le succès de l’année dans les salles françaises, malgré tous mes aprioris sur les films populistes. Et bien j’ai trouvé le film assez drôle, simple, j’ai plutôt apprécié, sans non plus tomber des nues. Omar Sy y est tel que lui-même, il ne joue pas vraiment un personnage. François Cluzet est lui assez bon, sans surjouer, sobre, digne, même si physiquement il aurait pu être plus crédible. Les blagues sont un peu répétitives parfois, mais tout cela reste bon enfant. Le film fonctionne sur un filon classique, un duo que tout oppose, comme la plupart des comédies françaises à succès. Read more »
Un « millénium » à la sauce américaine
Mercredi sortira dans les salles le nouveau film de David Fincher, l’un des plus talentueux réalisateurs de thrillers hollywoodien. Seven, Fight club, Alien 3 (le meilleur de la série pour moi), Fincher a démontré qu’il savait allier efficacité et créativité, et personne ne niera ses qualités.
En principe on pourrait se réjouir de le voir adapter le roman à succès de Stieg Larsson « millénium », qui lui offre une histoire à la mesure de son talent. On est assuré d’avoir une mise en scène de grande qualité et un film hyper efficace, porté par un acteur plus profond qu’il n’ a pu le montrer jusqu’à présent, l’anglais Daniel Craig dans le rôle de Mikael Blomkvist, le journaliste d’investigation à l’éthique irréprochable.
Si on était aux États-Unis on courrait au cinéma voir ce millénium là. Mais voilà, de ce coté-ci de l’atlantique, magie du doublage oblige, la première adaptation des aventures de Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander, « les hommes qui n’aimaient pas les femmes », a séduit le grand public. Read more »
La jetée: du pur génie
La première fois que j’ai entendu parler du film « la jetée », c’était au Japon, à Tokyo, où un bar porte ce nom en hommage à cette œuvre de Chris Marker. Il faut dire que le Japon a été au centre de nombres de ses films, pour ne citer que « haiku », « Bullfight in Okinawa », « sans soleil » ou encore « le mystère Kumiko ».
Mais « la jetée » est l’œuvre qui l’a fait connaitre mondialement. Réalisé en 1962, c’est en fait un film d’images fixes en noir et blanc, ou un « photo-montage ». L’action se passe dans un futur apocalyptique après qu’une troisième guerre mondiale aie éradiquée toute forme de vie à la surface de la terre. Le héros, prisonnier d’un camp sous-terrain est utilisé comme cobaye par des scientifiques pour aller dans le passé pour ramener énergie, vivres et médicaments. Il a été choisi car il a une bonne mémoire et garde en tête un souvenir d’enfance tenace, l’image d’une femme sur la jetée de l’aéroport de Roissy. Read more »
David Cronenberg sort « Cosmopolis » en 2012.
J’ai toujours apprécié l’œuvre du cinéaste canadien, et cela depuis ses premiers films, au point d’y consacrer mon mémoire de maîtrise qui portait sur la vision du cinéaste sur la problématique de la « technique ». Le but de ma recherche était de cerner le positionnement du cinéaste vis à vis de cette problématique de l’avenir technologique et du rapport « homme-machine » que d’autres artistes comme Orlan, Nam June Paik ou encore Eduardo Kac avait placé au centre de leurs travaux.
Je m’appuyais notamment sur le cultisme « Videodrome » (l’ancêtre de Matrix), « Existenz » ainsi que d’autres films comme « la mouche », « Frissons », « Crash », « Rage » et Chromosome 3″ pour réaliser ma recherche.
Depuis quelques années, Cronenberg semble être sorti de cette thématique pour privilégier des œuvres plus portées sur l’homme et ses cotés sombres. Read more »
La licence « Arts du Spectacle » à l’université
Plusieurs universités de Lettres et Sciences humaines proposent des cursus en Arts. De la licence au Masters jusqu’au doctorat, ces formations davantage axées sur la théorie, permettent de se spécialiser dans les diverses branches artistiques. Les deux plus importantes filières, hors histoire de l’art, sont les Arts plastiques et les Arts du spectacle. Ces derniers sont eux-mêmes généralement scindés en deux spécialisations, les études cinématographiques ou audiovisuelles et les études théâtrales.
La filière Arts du spectacle fait la part belle à la théorie, université oblige, et culture générale, histoire de l’art contemporain, histoire du cinéma, théorie de l’esthétique filmique, théorie des arts et des médias, sociologie, analyses, représentent la plus grosse partie de l’enseignement. Selon les établissements, en fonctions de leurs moyens et de leurs effectifs, la quantité de « pratique » peut varier. Read more »
En DVD:Bunraku, Our idiot brother, Super
Our idiot Brother (notre idiot de frère): C’est plutôt une bonne surprise, avec un acteur, Paul Ruud, tout simplement parfait dans le rôle d’un trentenaire ado attardé idéaliste, altermondialiste, et surtout bien naïf. Le film tient uniquement sur ce personnage attachant, fragile, simple qui semble venir tout droit d’un concert de Woodstock, et qui surtout adore son chien. Read more »
Time out: Timberlake en robin des bois du futur
Alors pour une fois que les films français font un tabac au cinéma, avec bien sur l’incontournable « Intouchables » et que l’on m’a vanté à plusieurs reprises les mérites de « Polisse » et des talents de Maïwen et de Joey Starr, c’est pourtant Time Out que je suis allé voir, car j’avais envie d’un truc léger, sans prise de têtes, en gros un bon blockbuster de science fiction à l’américaine pour me reposer le cerveau après une difficile semaine.
A la base, il y a de l’idée dans ce film de science fiction avec un principe intéressant, à savoir que le temps c’est de l’argent et que plus on en a plus longtemps et mieux on vit. A propos de vie, celle-ci s’arrête à 25 ans, âge auquel plus personne ne vieillit, mais l’éternelle jeunesse a un prix et ce prix se paye en temps, le mode de paiement de cet univers futuriste, et forcément socialement inégal entre des vieux jeunes riches dans un quartier chic isolé et des ouvriers qui vivent au jour le jour dans un ghetto. Read more »
faire un film avec un téléphone portable
Devant les coûts toujours élevés des caméras vidéos et des appareils photos numériques, les petites caméras de nos téléphones mobiles peuvent être une solution pour réaliser de petits courts métrages. D’ailleurs, depuis quelques années, les concours de mini court-métrages filmés avec un mobile se multiplient un peu partout en France.
Cependant, il reste assez difficile d’imaginer un long métrage entier tourné avec l’aide de ces appareils. Et pourtant, quelques réalisateurs indépendants se sont déjà lancés dans ce genre d’entreprise. Read more »



Comment tuer son boss (horrible bosses)
On trouve Colin Farrell, Kevin Spacey (toujours excellent), Jamie Foxx, Jennifer Aniston et Donald Sutherland dans des second rôles, alors que les personnages principaux, les « héros » sont incarnés par des acteurs beaucoup moins connus Jason Sudeikis, Charlie day et Jason Bateman. des trois je ne connaissais que le dernier, et encore.
Autrement, au niveau du film en lui-même, rien d’exceptionnel, c’est plutôt moyen plus, agréable, léger, sans grande originalité.
C’est l’histoire de trois copains dont les vies professionnelles sont gâchées par leurs boss. Un soir, alors qu’ils sont dans un bar, l »un d’eux émet l’hypothèse de les éliminer, et ce qui n’est à la base qu’un fantasme d’employé frustré prend brusquement forme quand ils décident tout à coup de franchir le pas en commençant à chercher un tueur à gages. Ne sachant évidemment pas s’y prendre pour tuer quelqu’un, ils vont forcément accumuler les gaffes et vont voir leur plans prendre une tournure inattendue. Read more »